Lundi 19 mars, dans le très raffiné Théâtre de la Madeleine, s’est joué un spectacle magique et sans égal dans sa mise en œuvre : l’Emajinarium par le collectif Free Spirit.

Un travail inquantifiable a été abattu pour offrir ce moment lumineux au public qui a bien failli faire craquer les murs du vieux théâtre. C’est une joie intense de vivre sur scène ce voyage où le temps n’a plus de prise, où tout s’arrête pour laisser place au rêve. C’est une chance et un cadeau de la vie de faire partie d’une troupe aussi riche humainement et artistiquement. Etre responsable du bonheur des gens, même si cela ne dure que le temps d’un spectacle, vous rend fort. Mettre en place un tel évènement avec autant de talents différents, vous rend plus humble. Cela restera un souvenir solaire et impérissable.

Le public, debout, applaudit à tout rompre et le cœur explose de recevoir autant. Puis Fabrice prend la parole et explique pourquoi et comment tout ceci existe. Il nous parle de l’Afrique et de l’orphelinat qui est soutenu grâce à tout cela. Et là ma tête et mon cœur font un bond de plusieurs années en arrière et me ramène à cette époque où j’ai commencé à œuvrer pour des actions humanitaires. Je n’avais que 11 ans et menais le comité « Action Ecoles » de mon collège, cette opération humanitaire créée et portée par Daniel Balavoine. Avec les copains, nous avions monté un spectacle de danse, théâtre et musique et mené différentes opérations pour récolter des fonds. Grâce à cela une pompe à eau a été construite au Mali et nous étions fiers de nous sentir utiles, responsables et écoutés. L’aventure s’est arrêtée avec le décès de Daniel mais l’engagement, lui, n’a jamais cessé. La prise de conscience était faite et depuis j’ai toujours participé ou mené moi-même des actions pour soutenir différentes causes. La passion de la scène me rattrapant dès qu’elle le peut, c’est souvent par le biais d’évènements artistiques que cet engagement se poursuit. L’aboutissement de ce spectacle, de cet engagement-là sera total lorsque les fonds seront versés à l’orphelinat Cœur Céleste, situé à Pointe Noire.

Quelques jours après, j’ai toujours le corps plein des si belles énergies des artistes avec lesquels j’ai vécu la première de l’Emajinarium, les yeux brillants de toute cette joie véhiculée, le cœur plein d’amour donné et reçu et la satisfaction d’avoir fait quelque chose d’utile et responsable pour des enfants.

Et ce n’est qu’un début…

Sandrine Ferrand

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